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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 21:35

Dans l'appréhension qui est faite des films, des livres et des histoires, dans ce blog, la méthode se veut empirique en ce qu'elle cherche avant tout à déchiffrer les sous-bassements réels et les intentions, parfois conscientes, parfois cachées, des productions artistiques sans les a-priori formatés de la communication, de ce que l'on cherche, en somme, à nous servir. Trouver les fils qui hantent une oeuvre, analyser "à coups de marteau" - chercher ce qui sonne creux - 

 

Or l'on omettrait une bonne part de la réflexion si l'on ne s'intéressait pas aussi au support (smartphones, tablettes...) de la diffusion de ces oeuvres ainsi que de leurs contenus au travers notamment des réseaux sociaux. Réflexions que mène, par exemple dans le Nord, La Plaine Image.

 

Mais au-delà des nouveaux supports et des échanges de contenus ce qui frappe ce sont les interactions permanentes et les usages constamment renouvelés depuis quelques années par la technologie en particulier internet et le digital.

 

Des usages dont l'impact se retrouve non seulement dans l'image que l'on veut véhiculer de soi mais aussi dans la constitution de la personalité pour les plus jeunes (les fameux "Digital Native")

 

Et force est de constater que depuis plus de 10 ans désormais ce sont bien les tenants cette technologie, on pense naturellement à Twitter, Google et consorts, qui ont profondément bouleversé le champ des pratiques, tant dans la communication que dans les organisations.

 

Dès lors on ne peut que constater le schisme qui s'est opéré dans l'univers communicationnel - les agences de marketing en particulier- entre les tenants d'un discours autour de la technologie et ceux qui en ont une véritable maîtrise.

 

A cet égard on lira avec intérêt l'article de Yan Claeyssen sur ce sujet: http://mdm.typepad.com/marketing_direct_multican/2012/04/texte-complet-de-ma-tribune-dans-le-magazine-strat%C3%A9gies-de-ce-jour-marco-tinelli-fondateur-et-patron-de-fullsix-vient-de.html

 

Il devient de plus en plus difficile de ne plus plus être simplement un catalyseur de tendances quand tout ou partie est déjà su et partagé dans un déversoir quotidien.

 

La relation de domination dans les structures de la diffusion étant désormais décloisonnée il paraît délicat pour un certain type de conseil de trouver sa place entre la rêche étude scientifique sociologique héritée de l'école de Chicago sur l'interactionnisme (E. Goffman avec la présentation de soi) ou de Francfort sur la repoduction culturelle de masse (W. Benjamin l'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique) et les hérauts de la nouvelle technologie dont le conseil découle de la technicité.

 

Au mieux trouve-t-on d'excellents défricheurs tel que notre ami Franck Rosenthal: http://www.retail-distribution.info/ au pire des réflexions oiseuses à la sémantique chancelante dont l'unique but est de tenter de dégager une visibilité de soi sur le net pour mieux la monnayer ensuite.

 

A cet égard le succès de la série Mad Men est intéressant.

 

Cette série pourrait être, à l'instar du Nostalgic Movie Drive, considérée comme une Nostalgic Serie, une sorte de "en ce temps-là" pour Rastignac nostalgiques de la Pub. Ainsi Mad Men ravive -avec une grande réussite dans les décors notamment- ce qui fut un certain âge d'or de l'art de communiquer.

 

Elle est l'inconscient irrémédiablement perdue d'une époque, peut-être parce que désormais une nouvelle s'écrit.

 

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