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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 22:17

Il y a quelques jours nous nous interrogions sur les raisons valables de s'émouvoir de la fin de la mini-série Bref; une semaine après la diffusion du dernier épisode, l'atermoiement de l'annonce passée, il n'est pas inintéressant de s'arrêter sur ce tout dernier épisode qui semble vouloir clôre un cycle et en ouvrir un autre.

 

A regarder de plus près ces 2 mns qui se passent, semble-t-il, dans le parc Georges Brassens dans le 15ème, on y retrouve, avec cette multiplicité de personnes, l'hommage du comédien à ses spectateurs à la fin de sa pièce, mais surtout une morale gentillette et fédératrice: bref c'est vous, c'est moi, et c'est grâce à vous tous qu'on est arrivé jusque là. 

 

Bien. 

 

En réalité la conclusion est bien plus signifiante qu'elle ne laisse paraître de prime abord et si on prenait le risque de se départir de ce gentil élan fédératreur on repenserait à la leçon inaugurale au collège de France de Michel Foucault. 

Certes l'écart conceptuel est grand, mais que disait exactement Foucault dans l'ordre du discours? pas moins que cette parole, cette logorrhée qui nous traverse et qui n'est pas synonyme de notre propre pensée est la reproduction d'un discours de son temps. Chacun pense être unique mais tout le monde reproduit le même spasme discursif au travers de cette gentille musique intérieure que semble nous servir la série. 

 

Bref en voulant jouer l'accord sensible que nous sommes tous différents mais visiblement identiques dans notre façon de penser, révèle un paradigme assez discuté du courant structuraliste il y a 30 ans, c'est à la fois amusant et inquiétant.

 

Deuxième point révélateur est le "j'arrive au cinéma" lancé à la toute fin de cette épisode.

A vrai dire on s'en doutait un peu, mais ce qui est le plus révélateur ce n'est pas la volonté affichée de passer du succès de la mini-série au grand écran mais ce passage qui semble désormais obligé de partir du comique, on pense, avec des succès divers, à Jamel Debouze, Jean Dujardin, Gad Elmaleh ou encore Day Boom, les Deschiens etc et il est presque à se demander si pour un comédien il ne faut pas d'abord maîtriser le rire avant de maîtriser toute la palette des émotions.

Il semble que ce soit d'abord un positionnement qui aggrège plus vite l'attention. L'adhésion par le rire. A cet effet il sera intéressant de suivre la carrière naissante de Gunther Love, autrement Sylvain Quimène, passant du Air Guitar à ses premiers émois cinématographiques.

 

 

Le sérieux, quant à lui, ne sera jamais pris pour ce qu'il est...

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